Chaque année depuis leur création, en 2010, les Voiles de Saint-Barth attirent et réunissent de très grands noms de la voile. Cette 8e édition ne dérogera pas à la règle. C'est, en effet, une pléthore de stars qui s'affrontera sur l'eau et que l'on retrouvera à terre, du 10 au 15 avril prochain. Spécialistes de la Coupe de l'America, marins des plus grandes courses autour du globe comme la Volvo Ocean Race ou The Race, coureurs en solitaire mais aussi médaillés olympiques seront présents dans chacune des différentes catégories. Petit tour d'horizon d'un panel hors-normes !

 

Du monde et du beau ! Voilà ce que promet la 8e édition des Voiles de Saint-Barth. De fait, si l'on passe en revue les listes d'équipages (66 inscrits à ce jour), on ne peut être que bluffé de la qualité du plateau. Des preuves ? En voilà. Pour commencer, chez les Maxi, à bord de Proteus, l'on retrouvera le Néo-Zélandais Stu Bannatyne, l'homme aux sept Volvo Ocean Race – dont trois victoires – qui a d'ores et déjà re-signé pour la prochaine édition de la mythique course autour du monde en équipage avec Charles Caudrelier, sur Dongfeng Race Team. Sur Bella Mente, l'autre Maxi 72 de la course, on comptera l'Espagnol Jordi Calafat, champion olympique de 470 en 1992 et vainqueur de la Coupe de l'America avec Alinghi en 2007, les Italiens Michele Cannoni, Frederico Giovanelli et Romolo Ranieri ayant participé à la Coupe de l'America avec Luna Rossa, Sean Clarkson qui cumule deux Whitbread, six campagnes dans la Coupe America et deux victoires dans la Sydney-Hobart, James Dagg, vainqueur de la Coupe de l'America avec Team New-Zealand en 2000, Craig Monk, double vainqueur de la Coupe et médaillé de bronze aux JO de Barcelone en Finn ou encore Terry Hutchinson, qui, outre quatre Coupe de l'America, affiche un titre de champion du monde de TP 52 à son palmarès.

 

 

Des titres à la pelle

 

Sur Rambler 88, là aussi, il y a du lourd puisque le Néo-Zélandais Brad Butterworth, vainqueur de la Whitbread 1989-1990 sur Steinlager 2 est annoncé. Idem pour ses compatriotes, Erle Williams, vainqueur de l'édition 1981-1982 sur Flyer II, puis Stuart Wilson, qui comptent chacun cinq participations au tour du monde en équipage avec escales. Autres spécialistes du même exercice aux côtés de George David, Brad Jackson et le Portugais Joca Signorini, tous les deux vainqueurs de la course en 2008-2009 sur Ericsson 4, mais également l'Australien Andrew Cape, qui a bouclé six circumnavigations, la dernière sur Team Brunel il y a bientôt deux ans. Sur ce même bateau régatait alors le Néerlandais Gerd Jan Poortman (trois Volvo au compteur) qui fera, lui, équipe avec Peter van Niekerk, remarqué sur Comanche lors de son record sur la RORC Transatlantique, à bord de PH3. Toujours au rayon de ceux qui ont couru autour du globe, figurent Paul Standbridge, l'un des marins britanniques les plus expérimentés de sa génération avec, entre autres, quatre Whitbread Race au compteur, Mike Pammenter, équipier de Camper with Emirates Team New Zealand lors de la Volvo Ocean Race 2011-2012 et Paul Wilcox, présent, lui sur Abu Dhabi Ocean Racing lors de cette même course. Tous les trois officieront sur Highland Fling XI aux côtés de d'autres superstars telles que Matt Wachowicz, navigateur à bord du Défi Espagnol lors de la Coupe de l'America en 2007, entre autres. Car on l'aura compris, si les marins issus de la Volvo Ocean Race seront nombreux à Saint-Barth début avril, ceux venus de l'America's Cup ne feront pas défaut non plus.
Un savoureux mixte de coureurs au large et de régatiers

 

C'est ainsi que l'on apercevra aussi Tony Rey à bord de Powerplay, dans la catégorie des Spinnaker. L'Américain que l'on ne présente plus, avec ses trois Coupe de l'America (dont deux sous les couleurs de la Nouvelle-Zélande), ses trois Volvo Ocean Race (sur Chessie Racing en 1997-1998, Team Seb en 2001-2002 puis Camper en 2011-2012) et son titre de champion du Monde de Match Racing, mettra évidemment tout en œuvre pour mener ses troupes sur la plus haute marche du podium. « Peter Cunningham, le skipper du bateau, a mis en place une belle équipe parmi laquelle quelques-uns de ses équipiers de toujours mais aussi des nouveaux, des jeunes et des plus vieux. Au final, le mélange est assez détonnant. Ensemble, nous allons découvrir et tâcher de trouver les clés du nouveau bateau. Nous sommes vraiment très excités. Ça va être génial », assure Rey qui espère, comme l'indique le nom de son bateau, Powerplay, à la fois gagner et prendre un maximum de plaisir sur l'eau. Autre marin ayant déjà participé à la plus veille et la plus prestigieuse des courses à la voile, le Danois Jens Dolmer. Ce dernier, que l'on retrouvera à la barre du VOR 70 Trifork / L4, l'ex Ericsson 4, fait également partie de ceux dont le palmarès en impose. Ses principaux faits d'armes outre la Cup ? Une victoire aux championnats du Monde des Maxi, mais aussi deux Volvo Ocean Race, la première sur Ericsson 4 en 2008-2009 et la seconde sur Team Brunel lors de la dernière édition. Autre grand monsieur de la Coupe de l'America attendu aux Voiles : l'Allemand Jochen Schümann. Pour l'occasion, il régatera à bord d'Earlybird. Sûr que ce dernier, directeur sportif du Team Alinghi, vainqueur de la Coupe America en 2003 puis en 2007, et médaillé d'or aux J.O. de Montréal 1976 en Finn, saura faire parler son expérience pour exploiter au mieux les spécificités du plan d'eau.
La voile légère bien représentée

 

A propos de médaillés olympiques, là encore ils seront quelques-uns présents à Saint-Barth le mois prochain. Sur Fortunata, par exemple, l'on retrouvera l'Italien Tommaso Chieffi, 5e aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 et champion du Monde l'année suivante, en binôme avec son frère Enrico, en 470. Même topo ou presque sur Fomo où Nick Rogers, double médaillé d'argent aux J.O. d'Athènes 2004 et de Pékin 2008, également en dériveur double, occupera le poste de tacticien avec, sous ses ordres, des « balèzes » tels que Robert Greenhalgh, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2005-2006 sur ABN-AMRO One puis des Extreme Sailing Series en 2007, ou Miles Seddon, responsable « performance » du Team féminin SCA lors de la dernière Volvo. « Les Voiles de Saint-Barth sont mon épreuve préférée dans les Antilles. Le MOD 70 avec lequel nous avons disputé les dernières éditions est actuellement en Californie mais je voulais participer à l'évènement à tout prix. Nous avons optimisé au mieux notre Fast 40 Carkeek mais nous avons encore peu navigué à bord. Reste que nous avons une grande équipe avec des gars qui ont l'habitude de régater au plus haut niveau ensemble. Nous allons faire de notre mieux et voir comment ça se passe », a indiqué Lloyd Thornburg, le skipper du bateau, qui a essentiellement navigué en multicoque ces dernières saisons. Si cela avait de nouveau été le cas cette année, il aurait, entre autres, affronté R-Six, le HH 6601 barré par Robert Janecki, ex membre de l'équipe Polonaise de 470, double champion du Monde junior de 470, champion d'Europe de ILC40 et équipier de Roman Paszke à bord du maxi Warta – Polpharma lors de The Race en 2000. La prochaine fois sans doute. En attendant, chez les Spinnaker, il retrouvera Sorcha. C'est assurément sur ce TP 52 que l'on retrouvera l'une des plus grosses concentrations de « stars » cette année. Des exemples ? Joe Glandfield, double médaillé de bronze aux J.O. d'Athènes 2004 et de Pékin 2008 en 470, Nick Asher, champion du Monde de 470 en 2006, Phil Harmer, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2011-2012 sur Groupama 3 aux côtés de Franck Cammas, Ian Walker, skipper du bateau Abu Dhabi Racing Team lors des deux dernière éditions de la Volvo, Mark McTeigue, vainqueur de la Coupe America  en 2007 sur Alinghi, ou encore le Néo-Zélandais Campbell Field que l'on a notamment vu sur trois Volvo Ocean Race entre 1997 et 2006.

Côté français…

Côté français, là aussi on attend quelques pointures. Sur le VOR 70 SFS II (ex Puma), outre Lionel Péan, vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1983 et de la Whitbread sur l'Esprit d'Equipe en 1986 puis champion du Monde de 12m JI en 2001, l'on retrouvera Éric Péron. Le Finistérien qui s'alignera au départ de sa 6e Solitaire du Figaro en juin prochain, a notamment remporté le Tour de France à la Voile en 2012, terminé 3e de la Transat AG2R en 2008 en double avec le Saint-Barth Miguel Danet puis 2e de la même course en 2012 avec Erwan Tabarly, ou encore 3e de la dernière édition de la Volvo Ocean Race à bord de Dongfeng Race Team. « Je connais bien Saint-Barth pour y être venu à trois reprises pour la transat AG2R et une autre fois pour y passer quelques jours de vacances. Jusqu'ici, mon calendrier sportif ne n'avait jamais permis de venir aux Voiles de Saint-Barth. Ce sera donc ma première participation à l'événement cette année. Ça promet d'être sympathique car la flotte est impressionnante », a commenté Éric Péron, performer à bord de SFS II, qui a choisi de faire l'impasse sur la Solo Concarneau, la deuxième des cinq épreuves comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2017, programmée début avril, à l'inverse de Nicolas Lunven, l'un des équipiers habituels de Lionel Péan qui, pour sa part, vise clairement le titre cette année sur le circuit des Figaro Bénéteau et qui sera donc finalement absent.  Autre coureur de la fameuse Solitaire, mais de l'époque où celle-ci se disputait en half-tonners (prototypes IOR de 9m), inscrit aux Voiles : Yvon Dréo. Le Breton, 6e de l'épreuve en 1983 et 11e en 1984, régatera, en effet, aux côtés d'Yves Lanier sur le J 120 Ride On. Enfin, le marseillais Marc Emig sera également de la fête. Déjà triple vainqueur des Voiles en 20013, 2015 puis 2016, en Spinnaker 3 d'abord puis en CSA 4 ensuite, le navigateur, vainqueur du Tour de France à la Voile 1994 et de la Transat Québec – Saint-Malo en 1996, également 5e de la Solitaire du Figaro en 2003, tentera de décrocher un quatrième titre consécutif à bord du Sun Fast 3200 portant les couleurs du Crédit Mutuel, une performance jusqu'alors inédite sur la course. En résumé, des stars, il va y en avoir à tous les étages, pour le plus grand bonheur des spécialistes mais aussi pour les visiteurs du village des Voiles de Saint-Barth qui auront l'occasion de les rencontrer et d'échanger avec eux chaque jour de la compétition !

 

 

 

22-18 janvier 2017 : 3ème Edition du Martinique Cata Raid

 

Le club nautique WIND Force du Robert organise du 22 au 28 janvier 2017 la 3è édition du Martinique Cata Raid.

 

90 participants se sont élancés dimanche 22 janvier pour la 4è édition du Martinique Cata Raid. Inscrite au calendrier de la Fédération Française de Voile, cette régate est ouverte à deux classes : la Formule 18 et la Formule 16.

 

Particularité de cette édition : la participation de 8 flying phantom (nouvelle génération de bateau à foil). Les 45 catamarans, composés de coureurs de renoms, devront franchir les 6 étapes sur une étendue de 350 km autour de la Martinique. Cette année encore, les remarquables côtes de la Martinique, les festivités sur l’île, ainsi que les vents importants font de cet événement un challenge sportif et spectaculaire très attendu ! 

Informations complémentaires.

du 22 au 28 janvier 2017

TROISIEME VICTOIRE POUR ADAM MINOPRIO A TRAUNSEE  APRES LE GC32 ALPS CHALLENGE

 

 

Le tout premier événement de GC32 en match racing, le GC32 Alps Challenge Traunsee, s'est conclu dimanche dernier sur une victoire nette de l'équipe Française de NORAUTO, barrée par le Néo-Zélandais Adam Minoprio, dans le cadre du décor à couper le souffle du Lac de Traunsee.

Quatre équipes se sont affrontées lors d'un événement de quatre jours, qui a d'abord débuté par deux journées de régates en flotte. Le vainqueur à l'issue de ces deux jours a gagné le droit de choisir son adversaire pour le troisième jour en match racing, laissant l'autre paire de bateaux se rencontrer à son tour. Les vainqueurs et les perdants respectifs de ces matchs se sont ensuite alignés sur la ligne de départ de la finale et de la petite finale le dernier jour.

 

Organisé par la société de marketing sportif autrichienne PROFS Consulting GmbH en association avec le GC32 Racing Tour, le GC32 Alps Challenge Traunsee se présente comme la quatrième occasion pour ces catamarans monotypes volants de débuter leur saison sur le magnifique Lac de Traunsee, entouré par des montagnes aux sommets enneigés. Le « mini Lac de Garde » autrichien qui avait livré des conditions erratiques sur les éditions précédentes, a cette fois bénéficié de suffisamment de vent pour aller non seulement au bout du programme de courses prévues, mais il a aussi permis aux GC32s de faire le show grâce à leur capacité à voler au-dessus de l'eau.

 

L'entrainement a été très bénéfique à NORAUTO et cela s'est remarqué durant les quatre jours de l'événement, puisqu'Adam Minoprio et son équipage ont récolté les fruits de leur entrainement en GC32 à deux bateaux en Bretagne. Adam Minoprio, qui est un ancien Champion du Monde de Match Racing, a de très bons résultats à son actif sur le Lac de Traunsee, où il a remporté la toute première régate de la classe en 2013, puis une seconde fois en 2014 avec Luna Rossa.

Après avoir remporté toutes les manches sauf deux lors des courses en flotte de jeudi et vendredi, Adam Minoprio a choisi de rencontrer PROFS I Youth America's Cup - Team Austria, skippé par Max Trippolt et mené par un équipage jeune, lors des demi finales de match racing le samedi. En affrontant la jeune équipe Autrichienne moins expérimentée, NORAUTO a remporté une victoire décisive 3-0.

 

Le duel moins décisif s'est quant à lui joué entre les deux équipes de GC32 expérimentées : le Team ENGIE de Sébastien Rogues et l'équipe d'ARMIN STROM Sailing Team du Président de la Classe, Flavio Marazzi. Ce dernier, ancien marin Olympique de l'équipe Suisse de Star, a pris la main pour commencer, et menait avec le score de 2-0. Puis Sébastien Rogues, précédemment champion de course au large en Class 40, s'est battu pour revenir et ramener le score à 2-2 à la fin du troisième jour.

 

Le dernier jour, c'est finalement ARMIN STROM Sailing Team qui remporte le point décisif, et gagne sa place en finale contre NORAUTO.

Avec des rafales de vent montant jusqu'à 15 nœuds, mais toujours instables, NORAUTO s'est révélé une nouvelle fois invaincu dans la finale où le premier à remporter quatre points sortait vainqueur. 

Le skipper vainqueur Adam Minoprio a déclaré : « Traunsee était un événement très sympa, plus froid que les fois précédentes, mais avec un vent bien présent pour les courses la plupart du temps. Nous avons fait de bonnes courses qui se sont soldées par de belles victoires. Nous avons définitivement mieux manœuvré le bateau que les autres. Mais comme toutes les régates sur des lacs, et aussi bien exécutées que soient les manœuvres, prendre la bonne risée reste plus important que tout le reste, et durant les régates en flotte et les manches de match racing, nous nous sommes retrouvés du bon côté à chaque bascule de vent, ce qui nous a permis de gagner. »

En parallèle dans la petite finale, qui déterminait les troisième et quatrième places, Team ENGIE a pris le dessus, ne concédant qu'un point à PROFS I Youth America's Cup - Team Austria.

 

 

« C'était un plaisir de retourner naviguer sur le Lac de Traunsee », a commenté le skipper de Team ENGIE, Sébastien Rogues. « C'était un bon entrainement et une opportunité de voir comment les autres équipes naviguent avant de démarrer le GC32 Racing Tour. »

Les GC32 qui ont navigué en match racing ont été autant plébiscités par les concurrents que par les organisateurs.

« Le format était intéressant entre les régates en flotte et le match racing », selon Flavio Marazzi. « Et il y avait un bon mélange d'équipes. C'est la première fois que nous régations avec cet équipage et un nouveau bateau avec lequel nous n'avions navigué que trois ou quatre jours avant. »

Christian Scherrer, Manager de l'Association de Classe GC32 était également positif : « Cela s'est révélé être une très bonne idée. Les matchs ont été intenses, excitants, avec de superbes pré-départs et beaucoup de changements de leader. J'ai été très agréablement surpris. C'est très certainement un format que nous allons plus considérer dans le futur. »

Christian Feichtinger, PDG de PROFS, a quant à lui ajouté : « malgré des prévisions peu favorables, le Lac de Traunsee a délivré d'excellentes conditions de vol. Le format avec deux jours de régates en flotte puis la « grande finale de match racing » a fonctionné au-delà des attentes, avec des phases de départ exaltantes et des équipages de GC32 volants sur leurs foils au portant à plus de 30 nœuds, il n'y a rien de mieux... Nous nous préparons déjà pour l'édition 2017 du GC32 Alps Challenge. »

Il y avait également un prize money attractif, et NORAUTO rentre en France avec le premier prix de 15.000€, tandis qu'ARMIN STROM Sailing Team repart avec 10.000€ pour sa seconde place, et enfin le troisième, ENGIE, remporte la somme de 5.000€.

Les équipes se préparent à présent pour le coup d'envoi du GC32 Racing Tour 2016. Rendez vous du 26 au 29 mai avec la GC32 Riva Cup, qui se tiendra à Riva del Garda sur le Lac de Garde, et où neuf équipes de GC32 se retrouveront pour régater pour la première épreuve du GC32 Racing Tour au calendrier de la saison officielle.

 

Résultats

Finale (match racing, meilleur des 7 manches) :

NORAUTO v ARMIN STROM Sailing Team: 4:0

Petite finale (match racing, meilleur des 7 manches) :

Team ENGIE v PROFS I Youth America's Cup Team Austria: 4:1

Demi finales (match racing, meilleur des 5 manches) : 

NORAUTO v PROFS I Youth America's Cup Team Austria: 3:0

Team ENGIE v ARMIN STROM Sailing Team: 2:3

 

 

 

Cornouaille/Newport : un Voyage Transatlantique

 

Depuis 15 ans le Grand Prix Guyader, organisé par la société des régates de Douarnenez, accueille les Imoca dans le cadre du Défi Nautic. 

L’édition 2016 sera fidèle à la tradition en proposant un programme sportif ouvert à de nombreuses séries.

Cet événement demeure une opportunité formidable pour réaliser des relations publiques, que ce soit à terre, au cœur du village, ou en mer.

Le port du Rosmeur devant lequel évoluent les bateaux est un lieu authentique de Douarnenez depuis lequel le public peut assister aux runs, à quelques mètres de la terre. Le spectacle est garanti, et au-delà de ce théâtre naturel, c’est l’ambiance, propre aux Penn Sardin et plébiscitée par les marins, qui rend cet événement unique.

A l’issue du Grand Prix Guyader, les Imoca qui souhaiteront rejoindre les Etats Unis afin de participer à la course New York - Vendée, se verront proposer un parcours de ralliement entre la Cornouaille et Newport dans un esprit de voyage transatlantique vers les USA.

il n’y aura pas de départ officiel, pas de classement, pas de top arrivée. C’est un convoyage dénué de toute pression sportive, un voyage en mer entre passionnés de voile.

Les participants pourront participer à ce parcours de ralliement comme ils le souhaitent, en solitaire, en double ou en équipage.

Les temps forts du Grand Prix Guyader 2016

  • Du 29 avril au 8 mai - Village du Grand Prix Guyader avec la CCI Quimper Cornouaille
  • Du 29 avril au 1er mai - Class 40 / Trophée Armor Lux, Multi 50, Imoca / Trophée CCI Quimper Cornouaille et Ultime
  • Du 30 avril au 1er mai - Défi Nautic, parrainé le Salon Nautique International de Paris
  • Du 30 avril au 1er mai - Kayak, Sélectif National Océan racing, parrainé par la Ville de Douarnenez
  • Du 30 avril au 2 mai - Diam 24 One Design / Trophée Banque Populaire Atlantique
  • Le 3 mai - Départ du Voyage Transatlantique Cornouaille Newport
  • Du 4 au 7 mai - Dragon / Trophée BMW et Studio Legale Duca
  • Du 5 au 8 mai - Engie Kite Tour - Championnat de France SPEED CROSSING
  • Du 7 au 8 mai - Démonstration et régate de modélisme / Petite Plaisance en Cornouaille
  • Du 7 au 8 mai - Paddle / Trophée Materne Ma pause fruit et Nahskwell
  • Le 8 mai - Concours de pêche / Trophée Groix et Nature
 
Les partenaires du Grand Prix Guyader 2016
 

LES EXUMAS AUX BAHAMAS, 365 ÎLES DANS UN ÉCRIN D'ÉMERAUDE 

 

S’étirant sur 200 km de long, au sud-est de Nassau, l’archipel des Exumas aux Bahamas compte 365 îles de toute beauté. Loin du tourisme de masse, elles restent sauvages et naturelles, ourlées de superbes plages de sable nacré. Et pour nouer des rencontres authentiques avec la population, faire la fête et découvrir l’âme et la culture des Bahamas, une escale à Great Exuma et Little Exuma s’imposent. Les 2 îles principales des Exumas, accueillent d'ailleurs ce printemps une manifestation incontournable, la Régate des « Family Islands ».

 

La Régate des « Family Islands » du 26 au 30 avril 2016, à Elizabeth Harbour et à George Town...

Une magnifique course mettant à l’honneur l’esprit sportif des habitants de l’ensemble de l’archipel des Bahamas qui concourent sur les bateaux traditionnels - les sloops, construits à la main, avec une coque et des grands mats en bois arborant des voiles en toile. 60 sloops, répartis en 3 catégories, s’affronteront pendant 5 jours afin de désigner le « Meilleur des Bahamas » ! Un rendez-vous incontournable pour tous les marins des Bahamas qui permettra également de célébrer l’île dont l’équipe est originaire. La Family Island Regatta donne par ailleurs lieu à de grandes manifestations musicales et culturelles tout au long de la semaine à George Town. La régate qui a lieu chaque année la dernière semaine d’avril depuis… 1954, fait partie du patrimoine culturel et sportif des Bahamas !

 

OFFICE DU TOURISME DES BAHAMAS

Email : info@bahamas.fr

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Test Event réussi pour le Bullitt Gc32 Racing Tour à Marseille


Marseille - 26 avril 2015 - Avec plus de 25 nœuds qui soufflent aujourd'hui, les courses de la dernière journée du Test Event de Marseille, qui ont marqué cette semaine le coup d'envoi du Bullitt GC32 Racing 2015, ont été annulées. Cependant, 15 courses ont pu se courir durant les trois derniers jours, dans des conditions allant de 3 à 20 nœuds, ce qui a notamment permis aux quatre équipes présentes d'acquérir une précieuse expérience avant la première épreuve officielle de la saison qui se tiendra sur le Lac de Traunsee, en Autriche, du 27 au 31 mai 2015.

 

Le Test Event a notamment été un excellent indicateur quant au type de courses auxquelles il faudra s'attendre cette saison : le spectacle de ces bateaux volants qui défient la gravité, et particulièrement lorsqu'ils s'élancent tous ensemble sur leurs départs au reaching à des vitesses de plus de 30 nœuds. Les courses semblent déjà de très bonne qualité, avec des changements de classement réguliers et des gagnants différents : après 15 courses, ARMIN STROM Sailing Team termine en tête du classement, mais avec seulement quatre points d'avance sur Alinghi.

 

Pour cette course, Chris Draper, barreur dans l'America's Cup, et qui est aussi un expert des engins sur foils, remplaçait Flavio Marazzi à bord d'ARMIN STROM. « Nous nous sommes vraiment bien amusés, et il y avait un très beau plateau de marins auxquels se mesurer. Cela a été très intéressant de les regarder apprendre à voler aussi rapidement. »

 

Chris Draper pense d'ailleurs que le GC32 a un bel avenir : « si vous pensez à l'argent que les gens dépensent sur leurs autres bateaux et leurs projets, et que vous pensez à quel point ils pourraient s'amuser ici... c'est un bateau réellement viable à barrer pour quelqu'un qui n'est pas un professionnel. Il ne gagnera pas forcément beaucoup de courses, mais par contre il s'amusera beaucoup ça c'est certain. Et ce n'est pas très cher. Nous avions quatre bateaux ici, mais le GC32 est tellement accessible que vous pourriez très vite en voir beaucoup d'autres. »

Chris Draper en pleine démonstration à la barre d'ARMIN STROM. Photo ©: Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour
Chris Draper en pleine démonstration à la barre d'ARMIN STROM. Photo ©: Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour

Deux des quatre équipes présentes à Marseille, Alinghi et Spindrift racing, étaient complètement novices, mais leur calibre est tel qu'elles ont régulièrement remporté plusieurs manches.

 

Alinghi termine devant Spindrift racing au général samedi, avec le patron de l'équipe, Ernesto Bertarelli, à la barre pour trois manches et terminant respectivement avec une 2e, une 1ère et une 2e places, bien que ce soit seulement sa cinquième fois à bord du GC32.

 

« J'ai vraiment beaucoup apprécié », commente Ernesto Bertarelli. « Je trouve le bateau excitant, et en même temps sécurisant. La courbe d'apprentissage est énorme comparée à d'autres multicoques à bord desquels j'ai pu courir, mais celui-ci est accessible en terme de navigation et de budget. Je pense que c'est un bon bateau de propriétaire. »

 

D'après le barreur d'Alinghi, Morgan Larson, il n'a jamais vu Ernesto Bertarelli aussi enthousiaste. « C'était peut être un peu "intimidant" pour lui, et ça l'était aussi pour moi ! Mais une fois que vous êtes à la barre et que vous avez quelques courses à votre actif, vous réalisez que c'est faisable et que vous ne faites pas juste que survivre sur le plan d'eau là dehors, vous êtes en train de courir. Il y a eu quelques moments où l'on a eu l'impression que c'était une bête sauvage hors de contrôle, mais 80% du temps, il pensait "Je peux driver cet engin, et avec un peu d'entrainement, je vais devenir meilleur". »

Ernesto Bertarelli à la barre d'Alinghi. Photo © Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour
Ernesto Bertarelli à la barre d'Alinghi. Photo © Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour

 

A l'instar d'Alinghi, l'équipe très expérimentée de Spindrift racing faisait également ses débuts sur un catamaran volant, et son skipper Yann Guichard commente : « cet événement a été très bon pour nous, car le GC32 est quelque chose de totalement nouveau pour moi et mon équipe, et le sentiment à la barre est un peu différent. C'était très important pour nous d'être présents. Je suis surpris de la vitesse et de la stabilité que le GC32 peut offrir, bien que je puisse faire mieux pour sa stabilité ! Nous devons passer du temps à peaufiner ses réglages.

 

Après des années passées à mener des campagnes en multicoques, Yann Guichard savoure d'être à la pointe de la « révolution de la navigation sur foils », qui est l'un des développements les plus significatifs de tous les temps dans la voile. Mais il a aussi hâte d'être en compétition sur le Bullitt GC32 Racing Tour. « Le niveau des marins est très élevé, ce qui est une bonne chose pour le circuit et qui laisse de la place pour progresser. »

 

Sur la plus forte courbe d'apprentissage et venant d'un domaine complètement différent dans la voile, Sébastien Rogues et son team GDF SUEZ : « C'était le premier événement avec quelques-unes des équipes qui veulent courir la saison à bord des GC32 », déclare le champion de Class40.

 

« Maintenant, nous savons ce que nous devons faire pour nous améliorer sur le prochain événement et pour toute la saison, et c'est pourquoi nous sommes venus ici. »

 

Les équipes vont maintenant retourner vers leurs bases et continuer leur entrainement en vue de la première étape officielle du Bullitt GC32 Racing Tour dans un mois en Autriche.


 L'équipe de Spindrift racing en pleine action. Photo © Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour
L'équipe de Spindrift racing en pleine action. Photo © Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour

Calendrier Bullitt GC32 Racing Tour 2015


27-31 mai : Austria Cup - Lac Traunsee, Autriche

 

24-27 juin : Cowes Cup - Cowes, UK

 

30 juillet-2 août : GC32 Sailing Cup Kiel - Allemagne

 

27-30 août : Trophée de Rome - Rome Fiumicino, Italie

 

30 septembre - 3 octobre : Marseille One Design - Marseille, France

 

 

Pour plus d'information à propos du Bullitt GC32 Racing Tour




 Le GC32, un fantastique catamaran volant !

Helly Hansen backed GC32 racing last year on Lake Traunsee. Photo ©: Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour
Helly Hansen backed GC32 racing last year on Lake Traunsee. Photo ©: Sander van der Borch / Bullitt GC32 Racing Tour

Le GC32 est un catamaran à foils (dit « volant ») de 10m de long (12m incluant le bout-dehors) par 6m de large, conçu par le Dr Martin Fischer.

 

Fischer est également à l'origine de célèbres concepts de catamarans tels que le Capricorn, le Hobie Wildcat et le Phantom F18. Il a également fait partie des design teams derrière le trimaran ORMA 60 de Groupama, ainsi que le maxi-trimaran, le VO70 et le catamaran C-Class Groupama C. Il est aussi l'un des architectes de Luna Rossa Challenge en vue de la 35e America's Cup.

 

Avec une ingénierie structurelle réalisée par Brett Ellis (ex-Alinghi / Luna Rossa), le bateau est entièrement construit en fibre de carbone par Premier Composite Technology à Dubai, qui est aussi le chantier des Carkeek 40HP, 47HP et 60, et du Farr 400.

 

Les foils sont construits par Heol Composites en France : le GC32 présente des safrans en T (« T-foil ») et des dérives/foils en J (« J-shaped »), dont le concept est similaire à ceux utilisés sur les catamarans AC72 de l'America's Cup. Cependant par rapport à la taille du bateau, les foils sont substantiellement plus grands, ce qui permet au GC32 de voler même dans des petits airs, tout en étant très stable et facile à manier. Malgré ses grands foils, le GC32 a déjà enregistré une vitesse de pointe de 37,9 nœuds.

La plupart des meilleures équipes de voile professionnelle font campagne sur des catamarans GC32. Comme ils sont plus petits que les bateaux utilisés pour l'America's Cup, ils sont également parfaits pour les amateurs, les jeunes, autant que pour les plus expérimentés, ainsi que pour les professionnels de la voile plus ambitieux, qui naviguent sur les GC32 pour booster leur carrière.

Contrairement aux catamarans de l'America's Cup, le bateau dispose d'un gréement conventionnel facile à gérer avec des voiles souples monotypes fournies par North Sails France, des espars en fibre de carbone de chez Southern Spars et un gréement dormant composite produit par Easyrigging.

En outre, le bateau est démontable avec un mât en deux parties permettant un transport facile.

Tout pour plaire aux futurs propriétaires !