Et l'inoxydable ... Jazz à Marciac !

L'édito de Serge Loupien est si excellemment troussé que nous le publions in extenso in zeblog, puisqu'il dit tout sur le JIM 2013 !

"Dans l’univers un rien nébuleux des festivals musicaux de l’été, une même question revient sempiternellement à l’ordre du jour. Par quel miracle un rassemblement fleurant bon le terroir et l’essai de pénalité comme Jazz in Marciac parvient-il à rassembler pendant deux semaines abondamment programmées, et ce depuis trente-six saisons, le gratin du jazz international dans l’enceinte de son stade qui n’a pourtant rien d’Olympique ? Le Président (de « JIM » pas de l’ASM) entretiendrait-il des rapports privilégiés avec les descendants de Bernadette Soubirous, sa proche voisine (haute) pyrénéenne, ou bien aurait-il passé quelque accord occulte avec un vague Hootchie Cootchie Man adepte du magic juju néo-orléanais ? Ce qui expliquerait d’ailleurs la présence suspecte de Wynton Marsalis à chaque nouvelle édition et renforcerait la rumeur de l’existence du culte mécréant que vouent les Marciacais au jovial trompettiste, ainsi qu’en atteste, dans le village, la statue de celui-ci.Trêve de balivernes, la réponse est pourtant l’évidence même pour tous ceux qui ont fréquenté les lieux. Les plus grands musiciens du moment reviennent régulièrement à Marciac, tout simplement parce qu’ils s’y sentent bien. Ainsi cette année, se pressent-ils tous au rendez-vous. Du blues brother Robert Cray au ministre de la batucada Gilberto Gil, du Cubain Chucho Valdès à la diva Diana Krall, de l’enfant gâté de Miles Wayne Shorter au fl amenquiste Paco de Lucia, du maniaque funk Maceo Parker au pape turbo folk Goran Bregovic, ce dernier à la plus grande joie de la communauté serbe locale.Joe Cocker lui-même, parce qu’il a conservé un souvenir ému de son précédent passage, aurait dit-on, privilégié le Gers au détriment d’une énième célébration de Woodstock. Côté nouveautés un nom ressort du lot. Celui de George Benson, dont il ne faudrait pas oublier qu’avant d’aligner les tubes smooth jazz FM, il s’imposa comme l’héritier de Wes Montgomery. Gageons qu’entre Marciac et celui-là aussi, l’histoire ne fait que commencer."

 

www.jazzinmarciac.com